« Le Rouge de la Révolution » : Un vin bio qui a le goût de la barricade et la force de la colère. Bordeaux (ou ce qu’il en reste après la montée des eaux) — Jean-Luc Mélenchon, jamais à court d’idées pour « changer le système », se lance dans l’œnologie militante avec « Le Rouge de la Révolution », un vin bio « cultivé par des paysans en lutte, mis en bouteille par des intermittents du spectacle, et bu par des révolutionnaires en devenir ». « Un vin rouge, comme le drapeau, et qui monte à la tête comme la colère », annonce fièrement l’étiquette, ornée d’un poing levé tenant une grappe de raisin.
Un terroir de combat
Ce cru d’exception est issu de vignes cultivées sur des terres occupées, « libérées » selon les termes du tribune, « des griffes du capitalisme agro-industriel ». « Chaque gorgée est un acte de résistance, un hommage aux luttes paysannes et un coup de pied dans les jambes de la mondialisation libérale », peut-on lire sur le site de vente en ligne, hébergé par un collectif autogéré en Dordogne.
Les raisins, « arrosés de sueur militante et de larmes de flics en CRRS », sont récoltés lors de « vendanges solidaires » où les participants chantent L’Internationale entre deux rangs de vigne. « On a remplacé les pesticides par des slogans, et ça se sent », assure un vigneron coopérateur.
Des arômes de barricade et de fin du monde
Les dégustateurs s’accordent sur ses notes distinctives :
- Un nez de pavé brûlé et de lacrymo.
- En bouche, des tanins puissants évoquant l’odeur d’un AG houleuse.
- Une finale explosive, comme un cocktail Molotov (mais en moins illégal).
« C’est un vin qui a du corps, comme une manif qui bloque le périph’ », résume un sommelier engagé.
Un mode d’emploi engagé
L’étiquette précise : « À boire avec modération, sauf si vous êtes en grève, en occupation, ou en train d’écrire un tract. » Le taux d’alcool, « variable selon le degré de révolte ambiant », oscille entre 13 et 15 %. « Comme la colère, ça dépend des jours », explique Mélenchon lors du lancement, un verre à la main et l’autre brandissant un mégaphone.
Accords mets et luttes
Le site propose des suggestions d’accords :
- « Avec un plateau de fromages AOP et un débat sur la retraite à 60 ans. »
- « Sur une tartine de pain bio, pendant une lecture du Manifeste du Parti Communiste. »
- « En apéro, avant d’aller coller des affiches illégalement. »
Une commercialisation militante
Disponible en magnums « format manif » (1,5 L, « comme une journée de grève »), le vin est vendu 19,17 € la bouteille « en hommage à l’année de la Révolution russe, et aussi parce que 20 €, c’était trop capitaliste ». Les bénéfices financent « des cantines autogérées et des stages de désobéissance civile ».
Réactions : entre enthousiasme et provoc’
Les premiers retours sont dithyrambiques. « J’en ai bu une bouteille en regardant BFM : j’ai tenu cinq minutes avant d’éteindre la télé et d’aller taguer un distributeur de billets », témoigne un acheteur. « Le lendemain, j’ai appelé mon patron pour lui demander une augmentation. Enfin, je lui ai envoyé un mail poliment formulé. C’est déjà ça. »
Interrogé sur d’éventuelles critiques, Mélenchon rétorque : « Ceux qui n’aiment pas ce vin sont les mêmes qui préfèrent le rosé paillettes de Macron. À bon entendeur ! »
Prêt à trinquer à la fin de l’ancien monde ? #SantéLesCamarades 🍷✊

