Le gouvernement propose aux éleveurs de cultiver du bitcoin

Date:

C’est en lisant le dernier essai de Bruno Le Maire, « La France, terre d’innovation (même quand on n’y croit plus) », que notre ministre de l’Agriculture, aurait eu l’illumination : et si les agriculteurs transformaient le méthane de leurs vaches en cryptomonnaies ? « Bruno a raison, il faut penser hors des sentiers battus ! », a-t-il déclaré ce matin lors d’une visite dans une exploitation du Maine-et-Loire, entourés de vaches équipées de capteurs connectés.

Le plan « Méthane 2.0 » : des vaches qui minent du Bitcoin

Le principe est simple : récupérer le méthane émis par les bovins (via des systèmes de captation installés dans les étables), le brûler pour produire de l’électricité, puis utiliser cette énergie pour alimenter des serveurs de minage de cryptomonnaies. « Une vache = un mini-data center ! », résume le ministre. Selon les calculs de Bercy, un troupeau de 100 vaches pourrait générer jusqu’à 0,3 Bitcoin par mois, soit l’équivalent du SMIC pour l’agriculteur.

Dans son dernier ouvrage, l’ancien ministre de l’Économie évoque longuement la nécessité de « réinventer l’économie rurale » en s’appuyant sur les nouvelles technologies. Une phrase en particulier aurait marqué notre ministre de l’agriculture : « Et si nos campagnes devenaient les mines d’or du XXIe siècle ? » « J’ai lu ça en me disant : mais bien sûr, nos vaches sont des mines de méthane, et le méthane, c’est de l’énergie ! », confie-t-il, un sourire malicieux aux lèvres.

Un éleveur du Lot-et-Garonne déjà millionnaire (en NFT de pommes de terre)

L’exemple qui fait déjà le buzz : Gérard L., 58 ans, a transformé son exploitation en « ferme crypto » il y a six mois. Grâce à un partenariat avec une startup spécialisée dans la blockchain agricole, il a créé une collection de NFT de pommes de terre, chacune « certifiée nourrie au méthane 100% bovin ». Résultat : ses « Patates 2.0 » se vendent comme des petits pains sur OpenSea, et il a déjà empoché plus d’un million d’euros. « Je vais pouvoir racheter la ferme du voisin… en Bitcoin ! », s’amuse-t-il.

Les syndicats agricoles entre scepticisme et curiosité

À la FNSEA, on reste prudent. « On nous demande de passer d’éleveurs à crypto-miners du jour au lendemain. Et si le cours s’effondre, on se retrouve avec des vaches et des dettes ? », s’interroge un responsable. Mais certains jeunes agriculteurs voient là une opportunité. « Si ça peut nous permettre de payer nos charges, pourquoi pas ? Après tout, on a toujours su recycler nos déchets… », commente un éleveur de Charentes.

Et demain, des contrats à terme sur le pet de vache ?

Le ministère ne cache pas son ambition : créer une bourse du méthane agricole, où les éleveurs pourraient vendre leurs émissions de gaz à des entreprises de minage. « Imaginez : demain, le prix du méthane bovin sera coté en temps réel, comme le blé ou le porc ! », s’enthousiasme un conseiller du ministre.

Réaction des écologistes : Les associations environnementales crient au greenwashing. « Utiliser le méthane pour miner du Bitcoin, c’est comme brûler des forêts pour chauffer des piscines ! », dénonce Greenpeace. Mais le ministère rétorque : « Au moins, on recycle ! Et puis, une vache qui mine, c’est toujours mieux qu’une vache qui pollue pour rien. »

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Partager :

Ceci pourrait vous plaire

Publicité

Bradez votre voiture

Dans le même domaine
Related

Belle-Maman 2.0 : Quand la tombe intelligente devient la pire influenceuse du cimetière

C’était censé être un geste touchant, moderne, presque poétique...

Poutine lance un réseau social : « VKontakte 2.0 – Où le KGB vous aime déjà »

Vladimir Poutine a dévoilé son dernier chef-d’œuvre numérique :...

Mélenchon lance une marque de vin bio : « Le Rouge de la Révolution »

"Le Rouge de la Révolution" : Un vin bio...

François Hollande lance la start-up « Uber Socialiste »

"UberSocialiste" : Un VTC pour les cadres supérieurs qui...