Piratage de masse : l’ANTS prend les choses au sérieux et aurait envisagé de faire bénir ses serveurs informatiques

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Après une série de piratages qui ont exposé les données de millions de Français, l’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANTS) a décidé de marquer un coup d’arrêt. Ou du moins, de donner l’impression de marquer un coup d’arrêt. Selon des sources internes, dont Maurice, un agent qui a accepté de parler sous le couvert de l’anonymat (et d’un pseudo inspiré par un ancien ministre de l’Intérieur), l’ANTS aurait sérieusement envisagé de faire appel à des méthodes… spirituelles.

Un piratage de trop ?

Le dernier incident en date, survenu il y a dix jours, a vu fuiter les informations personnelles de 12 millions d’usagers, dont les noms, adresses, et même les photos de permis de conduire avec cette expression de résignation typique des Français devant l’administration. « À un moment, on s’est dit : Si les hackers arrivent à entrer, c’est peut-être qu’il y a une malédiction », confie Maurice, un café à la main et un regard las. « Entre les bugs récurrents, les délais interminables et les usagers qui nous envoient des mails en majuscules, on commence à se demander si nos serveurs ne sont pas maudits. »

C’est dans ce contexte que, lors d’une réunion de crise (ou de crise de nerfs, selon les versions), un cadre aurait lancé, mi-serieux, mi-exaspéré : « Et si on faisait bénir les serveurs ? » L’idée, aussi surprenante soit-elle, n’a pas été immédiatement rejetée. « Dans l’administration, quand une idée n’est pas tout de suite enterrée, c’est qu’elle a une chance », explique Maurice. « Alors on a creusé. »

La bénédiction des serveurs : une solution (presque) crédible

Selon nos informations, l’ANTS aurait discrètement consulté un expert en symbolique religieuse et en gestion de crise (un titre officiel, assure Maurice) pour évaluer la faisabilité du projet. « Le rapport était très positif, ironise notre source. Apparemment, les serveurs ont besoin de purification, tout comme les usagers après trois heures au téléphone avec nous. »

Le protocole envisagé aurait inclus :

  • Une cérémonie discrète dans un data center, avec un prêtre (ou un fonctionnaire déguisé en prêtre, « on n’est pas sûrs ») pour asperger les baies informatiques d’eau bénite.
  • Un audit spirituel des lignes de code, afin de détecter d’éventuelles failles karmique.
  • Une formation des agents aux bonnes pratiques énergétiques, comme éviter de maudire son écran ou de promettre des délais irréalistes aux usagers.

« Bien sûr, ça n’a pas été retenu, précise Maurice. Mais le fait qu’on en ait parlé pendant une heure en réunion, c’est déjà un signe. » Quand on lui demande pourquoi l’idée a finalement été abandonnée, il répond : « Officiellement, pour des raisons de laïcité. Officieusement, parce que le devis du prêtre était trop élevé. »

Les vraies solutions de l’ANTS (ou presque)

Si la bénédiction des serveurs n’a pas vu le jour, l’ANTS n’est pas en reste d’idées pour rassurer les usagers. En voici quelques-unes, glanées entre deux dossiers en attente :

  • Le bug bounty à la française : « On a lancé un programme où les hackers qui trouvent des failles reçoivent… une médaille. Enfin, une attestation de participation. Les usagers adorent les attestations. »
  • La transparence radicale : « On a décidé de publier en temps réel le nombre de dossiers en cours. Comme ça, les gens savent à quoi s’attendre. Enfin, ils savent qu’ils doivent s’attendre à attendre. »
  • Le groupe de travail interministériel : « On a créé une commission pour étudier la création d’une commission qui étudiera les solutions. C’est long, mais c’est efficace. Enfin, c’est long. »

Réactions

Du côté des usagers, les réactions sont mitigées. « Moi, je préfère encore qu’ils fassent bénir les serveurs plutôt que de devoir refaire mon dossier pour la troisième fois », confie Sophie, 34 ans, en attente de son permis depuis 2024. La CNIL, elle, a décliné tout commentaire, se contentant de rappeler « l’importance de la sécurité des données » dans un communiqué aussi sec qu’un mot de passe ANTS.

Épilogue : l’ANTS, entre modernité et superstition

Alors, l’ANTS a-t-elle trouvé la solution ? Pas vraiment. Mais elle a au moins prouvé une chose : dans l’administration française, quand la technique ne suffit plus, il reste toujours… l’imagination. « Au fond, résume Maurice, on est un peu comme les usagers : on fait avec ce qu’on a. Et ce qu’on a, c’est des serveurs qui plantent, des hackers qui rigolent, et l’espoir qu’un jour, ça ira mieux. »

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