Depuis quelques semaines, l’hôtel de Matignon ressemble moins à une institution républicaine qu’à… une location AirBnB. On y entre, on y pose ses valises, et avant même d’avoir branché la cafetière, quelqu’un sonne déjà pour récupérer les clés.
François Bayrou a dû partir en urgence : draps froissés, budget troué, et un avis client désastreux (« Gouvernement trop fragile, ne recommande pas »). Avant lui, Michel Barnier et Élisabeth Borne avaient laissé la porte claquer derrière eux, et Gabriel Attal avait oublié de faire la vaisselle.
Bertrand décline, Lecornu dément
Quand le téléphone a sonné hier, on a demandé à Xavier Bertrand s’il voulait tenter l’aventure. Réponse immédiate :
— « Non merci, j’ai déjà mes habitudes dans les Hauts-de-France. Ici au moins, je peux dormir tranquille. »
Pour détourner l’attention, il a même glissé : « C’est Sébastien Lecornu qui prépare ses valises ! »
Problème : l’entourage de Lecornu a aussitôt démenti. Traduction : il n’a jamais cliqué sur « Réserver », et encore moins accepté l’option « gouverner sans majorité ».
La file d’attente s’allonge
Mais pas de panique, il y a toujours des candidats.
Olivier Faure, chef du PS et spécialiste de la dérive économique, s’est dit prêt à emménager. Dans le langage AirBnB, cela donne : « Moi aussi j’aime la couleur du parquet et des tapisseries, je promets de respecter le règlement intérieur… »
De son côté Delphine Pano propose de réécrire le règlement intérieur de l’immeuble, transformer Matignon en colocation militante.
Même Marine Tondelier, patronne des Verts, se verrait bien végétaliser le balcon de Matignon. Rappelons que lors des dernières élections, son parti a obtenu environ 5 % des voix… soit le même la même part de chocolat que dans une mousse industrielle.
Mais pourquoi pas : l’important, c’est d’essayer.
L’Amicale de l’intérêt personnel
Pendant ce temps, à l’Assemblée nationale, de nombreux députés qui ne représentent qu’eux-mêmes se sont regroupés en une sorte de « fédération de l’intérêt personnel ». Leur ligne politique est simple :
- D’abord la carrière, ensuite le programme.
- Une place au gouvernement v
Matignon, AirBnB politique : « Qui veut la clé ? »
Depuis quelques semaines, l’hôtel de Matignon ressemble moins à une institution républicaine qu’à… une location AirBnB. On y entre, on y pose ses valises, et avant même d’avoir branché la cafetière, quelqu’un sonne déjà pour récupérer les clés.
François Bayrou a dû partir en urgence : draps froissés, budget troué, et un avis client désastreux (« Gouvernement trop fragile, ne recommande pas »). Avant lui, Michel Barnier et Élisabeth Borne avaient laissé la porte claquer derrière eux, et Gabriel Attal avait oublié de faire la vaisselle.
Bertrand décline, Lecornu dément
Quand le téléphone a sonné hier, on a demandé à Xavier Bertrand s’il voulait tenter l’aventure. Réponse immédiate :
— « Non merci, j’ai déjà mes habitudes dans les Hauts-de-France. Ici au moins, je peux dormir tranquille. »
Pour détourner l’attention, il a même glissé : « C’est Sébastien Lecornu qui prépare ses valises ! »
Problème : l’entourage de Lecornu a aussitôt démenti. Traduction : il n’a jamais cliqué sur « Réserver », et encore moins accepté l’option « gouverner sans majorité ».
La file d’attente s’allonge
Mais pas de panique, il y a toujours des candidats.
Olivier Faure, chef du PS et spécialiste de la dérive économique, s’est dit prêt à emménager. Dans le langage AirBnB, cela donne : « Moi aussi j’aime la couleur du parquet et des tapisseries, je promets de respecter le règlement intérieur… »
De son côté Delphine Pano propose de réécrire le règlement intérieur de l’immeuble, transformer Matignon en colocation militante.
Même Marine Tondelier, patronne des Verts, se verrait bien végétaliser le balcon de Matignon. Rappelons que lors des dernières élections, son parti a obtenu environ 5 % des voix… soit le même la même part de chocolat que dans une mousse industrielle.
Mais pourquoi pas : l’important, c’est d’essayer.
L’Amicale de l’intérêt personnel
Pendant ce temps, à l’Assemblée nationale, de nombreux députés qui ne représentent qu’eux-mêmes se sont regroupés en une sorte de « fédération de l’intérêt personnel ». Leur ligne politique est simple :
- D’abord la carrière, ensuite le programme.
- Une place au gouvernement vaut mieux qu’un discours dans l’opposition.
- Et surtout : chacun pour soi, et Matignon pour tous.
Et demain ?
À ce rythme, Emmanuel Macron pourrait officialiser un nouveau concept :
Location saisonnière : un Premier ministre pour chaque saison, avec des ministres en option.
Location à la nuitée : qui veut dormir ce soir à Matignon ?
Une chose est sûre : avec autant de prétendants et aussi peu de conviction, la République française pourrait bientôt changer de devise : « Liberté, égalité… opportunité ! »
aut mieux qu’un discours dans l’opposition.
- Et surtout : chacun pour soi, et Matignon pour tous.
Et demain ?
À ce rythme, Emmanuel Macron pourrait officialiser un nouveau concept :
Location saisonnière : un Premier ministre pour chaque saison, avec des ministres en option.
Location à la nuitée : qui veut dormir ce soir à Matignon ?
Une chose est sûre : avec autant de prétendants et aussi peu de conviction, la République française pourrait bientôt changer de devise : « Liberté, égalité… opportunité ! »

