Lors d’une conférence de presse improvisée dans un TER en retard, la direction de la SNCF a assuré que « 99% des trains seront à l’heure d’ici 50 ans ». « On y travaille, promis ! » a ajouté un cadre, tout en vérifiant l’horaire de son propre train… annulé pour « raisons métaphysiques ». Les usagers, habitués, ont applaudi poliment avant de sortir leurs tentes pour la nuit.
Un engagement historique (ou presque)
Dans un élan d’optimisme débridé, la direction de la SNCF a convoqué une ce 28 septembre 2025. Le lieu ? Un TER Paris-Lyon, bloqué en gare de Mâcon depuis « environ trois heures, ou peut-être quatre, on ne sait plus », selon un agent présent sur place. « Nous sommes fiers d’annoncer que d’ici 2078, », a déclaré Jean-Michel Rolland, directeur de la communication SNCF, sous les applaudissements poliment sceptiques des journalistes et des voyageurs coincés dans le wagon.
« C’est un engagement fort, un vrai tournant pour la SNCF », a-t-il poursuivi, tout en consultant frénétiquement l’application SNCF sur son téléphone. « Ah. Mon train est annulé. Pour des , apparemment. » Un silence gêné a suivi, rapidement comblé par le ronflement d’un voyageur endormi sur une banquette.
Les usagers : entre résignation et préparation au camping sauvage
Interrogés sur place, les voyageurs ont réagi avec le fatalisme qui caractérise désormais les usagers du rail français. « 2078 ? Franchement, c’est déjà mieux que jamais », a commenté Sophie, 32 ans, en déployant une tente deux places dans le couloir du train. « Moi, je prends mes précautions : j’ai mon duvet, mes barres de céréales et un roman de 800 pages. Au moins, ici, y’a la clim. »
Du côté des associations d’usagers, on se veut prudent. « On a entendu ce genre de promesses en 2020, en 2023, et en 2024. Là, ils nous parlent de 2078… À ce rythme, la SNCF va battre le record du monde de la procrastination », ironise Marc Lefèvre, président de l’association « On Veut Juste Rentrer Chez Nous ». « Et puis, 99% de trains à l’heure, ça laisse 1% de marge pour les grèves, les intempéries et les ‘raisons métaphysiques’. C’est malin. »
Les « raisons métaphysiques » : la nouvelle excuse
Depuis quelques mois, la SNCF a adopté un jargon des plus… original pour justifier ses retards. « », « alignement défavorable des astres », « le train a perdu son aura »… « On a recruté des sur le réseau », confie une source interne. « C’est moins cher que d’entretenir les voies, et ça fait moderne. »
Un contrôleur, sous couvert d’anonymat, nous a même glissé : « Hier, un TGV a été retardé parce que le conducteur a senti une ‘mauvaise vibration’. Du coup, on a dû faire une séance de . Ça a duré deux heures. »
Et pendant ce temps, à l’étranger…
Alors que la SNCF promet des miracles pour 2078, nos voisins européens continuent de se moquer gentiment (ou pas) de la France. En Allemagne, la Deutsche Bahn affiche un « malgré les grèves, la neige et les drones russes ». « Chez nous, quand un train a du retard, on donne un bon d’achat pour un pretzel. Chez vous, on donne une date de retraite », résume un porte-parole, hilare.
Au Japon, où les trains ont en moyenne , la nouvelle a provoqué un tsunami de memes. « 2078 ? Mais… vos petits-enfants seront déjà morts de vieillesse ! », peut-on lire sur les réseaux.
La SNCF répond (enfin, presque)
Contactée par plusieurs journalistes, la direction de la SNCF a tenu à « rassurer » les voyageurs. « 2078, c’est une estimation large. Avec un peu de chance, ce sera pour 2075. Et puis, entre-temps, on va développer des et des . Enfin… si on trouve des sponsors. »
« Et pour les ‘raisons métaphysiques’ ? », avons-nous demandé. « Écoutez, quand un train a 30 ans de retard, à un moment, il faut accepter que . »
Prenez le train… mais prévoyez un matelas
Si la SNCF tient ses promesses, nos arrière-petits-enfants pourront enfin profiter de trains à l’heure. En attendant, les voyageurs sont invités à « s’équiper en conséquence » : tente, lampe frontale, et « une bonne dose de patience, ou alors un abonnement à BlaBlaCar ».
« La SNCF, c’est comme le vin : plus ça vieillit, plus c’est censé être bon. Sauf que là, on dirait plutôt du vinaigre », conclut un usager, avant de s’allonger sur trois sièges pour faire la sieste.

