La Cour des comptes découvre que 68 % des lois votées le sont par erreur, après un café renversé sur le bouton « pour »

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PARIS — Dans un rapport accablant rendu public ce matin, la Cour des comptes révèle que près des deux tiers des lois adoptées en France depuis 2010 l’ont été par accident, suite à des incidents impliquant des tasses de café, des éternuements malencontreux, ou des députés endormis sur leur clavier. L’enquête, menée sur cinq ans et basée sur l’analyse de 12 000 heures de débats parlementaires, conclut que la démocratie française fonctionne en grande partie grâce à une série de quiproquos, de réflexes maladroits et de bugs informatiques jamais corrigés.

Le café, premier législateur de France

Les caméras de surveillance de l’Assemblée nationale, enfin dépouillées, montrent une réalité édifiante : 68 % des votes positifs sont le résultat direct d’un liquide chaud renversé sur le bouton « pour ». « C’est un phénomène systémique, explique Marie-Laure de Laubier, magistrate à la Cour des comptes. Un député pose sa tasse, trébuche sur un câble, et pouf — une réforme des retraites est adoptée. » Les images sont sans appel : on y voit des mains tremblantes, des coudes qui glissent, et même, dans un cas mémorable, un chat qui marche sur un clavier en 2017, validant ainsi le budget de la Défense pour les trois années suivantes.

Pire, 12 % des lois ont été votées parce qu’un élu croyait appuyer sur le bouton « pause » de son casque audio. « Ils écoutaient Bohemian Rhapsody en cachette, et hop, la loi sur la transition énergétique passe sans débat », précise le rapport. Les 20 % restants ? Des erreurs de manipulation pure et simple, comme ce sénateur qui, en 2019, a validé un amendement sur la fiscalité locale en tentant d’éteindre la lumière de son bureau.

Des conséquences législatives… surprenantes

Parmi les lois adoptées par erreur, certaines ont eu un impact majeur :

  • La taxe sur les « nuisances sonores des claquettes » (2014), votée après qu’un député ait confondu son buzzer avec son téléphone.
  • L’obligation de servir du jus d’orange pressé dans les cantines scolaires (2016), validée quand un élu a éternué en plein vote.
  • La réforme du code du travail de 2018, dont trois articles clés ont été ajoutés après qu’un assistant parlementaire ait appuyé sur « Ctrl+Z » au mauvais moment.

« Le plus inquiétant, c’est que personne ne s’en rend compte sur le moment, souligne un haut fonctionnaire sous couvert d’anonymat. On se dit juste : ‘Tiens, cette loi est bizarrement bien écrite’, alors qu’en réalité, elle a été rédigée par un stagiaire en cinq minutes. »

Que faire ?

La Cour propose plusieurs pistes pour limiter les dégâts :

  1. Remplacer les boutons de vote par des leviers physiques, moins sensibles aux éclaboussures.
  2. Instaurer un délai de réflexion de 10 secondes après chaque vote, le temps de vérifier que personne n’a crié « Oh merde ! ».
  3. Interdire les boissons chaudes en séance, une mesure déjà testée au Sénat… avant d’être abrogée par erreur en 2022.

Du côté du gouvernement, on minimise l’affaire. « La démocratie, c’est aussi l’art de l’improvisation », a déclaré un ministre, avant de renverser son expresso sur le dossier de presse.

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