New York — Après les steaks, l’université, et même une ligne de costards dorés, voici le dernier projet entrepreneurial de l’ancien président : la Trump Bible. Une réinterprétation sacrée où la parole divine ressemble étrangement à un contrat immobilier, et où Moïse, s’il avait su négocier, aurait obtenu bien plus que des tables de la loi.
Les Dix Commandements revisités : l’art du deal divin
Oubliez « Tu ne voleras point ». Dans cette édition limitée, le cinquième commandement devient : « Tu ne laisseras pas les démocrates – ou quiconque – te voler ton argent. » Quant à « Aime ton prochain », il est subtilement reformulé en « Trouve un angle pour en tirer profit, mais reste poli. » « C’est une Bible pour les gagnants, pas pour les losers, explique Donald Trump lors du lancement. Dieu m’a dit : ‘Don, cette version est bien plus smart que l’originale.’ Et Il a raison, comme toujours. »
Parmi les ajouts les plus inspirés :
- « Covetez la maison de ton voisin… puis rachetez-la à vil prix. »
- « Un bon chrétien sait toujours conclure un deal, même le septième jour. »
- « Multipliez les pains, mais facturez l’entrée. »
Des miracles 100% made in Trump
Les miracles, eux aussi, ont été modernisés. La multiplication des pains ? « Un coup marketing génial, mais mal optimisé », commente Trump dans la préface. « Avec un peu de branding, Jésus aurait pu en faire une franchise. » Quant à la traversée de la mer Rouge, « un projet immobilier mal géré : il aurait dû construire un pont à péage. »
Une édition collector à 199,99 (deˊdicaceinclusepour500(dédicace incluse pour 500(deˊdicaceinclusepour500 de plus)
Les premiers exemplaires, reliés en cuir « très haut de gamme, le meilleur cuir, vraiment », seront vendus 199,99 $ «un prix incroyablement bas pour un livre aussi parfait». Pour 500 $ supplémentaires, les fidèles pourront obtenir une dédicace personnalisée, avec une mention spéciale comme « À Jean : Que Dieu bénisse tes investissements ! » ou « À Marie : Tu as un tremendous potentiel, appelle-moi. »
Réactions : entre admiration et heresy panic
Si les supporters saluent « enfin une Bible qui parle le langage de l’Amérique », certains théologiens s’inquiètent. « Remplacer ‘Rends à César ce qui est à César’ par ‘Fais payer César le double’ pose quelques questions doctrinales », note un prêtre sous couvert d’anonymat. « Mais bon, si Dieu avait voulu que l’on lise la Bible gratuitement, Il aurait créé le PDF. »
Prochaine étape : la Trump Apocalypse
Rumeurs non confirmées évoquent déjà une suite : « L’Apocalypse selon Trump », où les quatre cavaliers sont remplacés par « quatre audits fiscaux » et où le Jugement dernier se déroule « dans un hôtel cinq étoiles, avec open bar pour les élus. »

