Sous-marins fantômes : l’art australien de commander l’invisible

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Dans le grand théâtre des relations internationales, l’Australie tient désormais le rôle principal d’un spectacle naval qui mêle suspense, vaudeville et comédie d’erreurs. Oui, parlons bien des fameux sous-marins australiens, ces engins mystérieux que l’on attend toujours… mais que personne ne voit jamais.

Tout avait pourtant bien commencé : une poignée de contrats signés avec la France en 2016 pour une flotte solide, classique, et – ô miracle – livrable sous un délai raisonnable. Mais voilà, l’histoire ne pouvait pas s’arrêter là. En 2021, Canberra, dans un élan audacieux au goût d’expérimentation coûteuse, décide de claquer la porte au nez des français. Exit les sous-marins « classiques », bienvenue aux sous-marins nucléaires, made in USA et UK, plus puissants, plus gros, plus… plus longs à venir.

Sauf que, niveau livraisons, le rythme s’apparente à une course de tortues en pleine sieste. Les sous-marins australiens sont devenus des « fantômes » : invisibles, insaisissables, mais surtout, terriblement chers. En tout, ce sont plus de 300 milliards de dollars australiens qui auront été engloutis dans ce grand pari en eaux troubles.

Le résultat ? L’Australie regarde ses sous-marins actuels devenir des reliques, tandis que la future flotte, elle, prend la direction du pays des limbes, quelque part entre 2032 et… probablement bien après. Un chevalier blanc industriel, le kangourou se contente de sauter sur place en se demandant à quoi servent ces fantasmes subaquatiques.

Mais le plus drôle dans cette histoire — ou le plus triste, selon que vous soyez optimiste ou amateur de tragédie — c’est l’ironie cruelle du scénario. Le pays qui rêvait de dominer les profondeurs se retrouve à faire de la plonge sous-marine politique, à coup de promesses non tenues et de contrats annulés.

Pour résumer, l’art australien de commander l’invisible coûte une fortune, produit un suspense sans fin, et donne naissance à une arme qui, pour l’instant, ne fait que faire parler… d’elle.

Alors quand il s’agit de sous-marins, mieux vaut peut-être écouter l’adage local : « Ne jamais sauter sans bouée. » Sauf que pour Canberra, cette bouée semble être un enchevêtrement administratif noyé sous des milliards.

Bienvenue dans la « sous-marinade » australienne, un grand classique de l’absurde moderne.

Souhaitez-vous que je vous propose une version un peu plus courte ou plus acerbe, ou une version avec plus de jeux de mots ?

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