« Et si votre prochain livre de développement personnel était pire qu’un energy drink ? » C’est la question que pose une étude choc de l’ANSES, qui vient de classer les ouvrages du genre « Pouvez mieux faire ! » de François Taillandier ou « Réveillez le champion qui sommeille en vous (ou pas) » de Marie Pousse-au-succès parmi les « produits dopants psychiques ». Résultat : à partir du 1er janvier, les librairies devront apposer un avertissement sur leurs couvertures : *« La lecture excessive de ce livre peut nuire à votre estime de soi, votre sommeil, et vos relations avec votre entourage déjà exaspéré. »
Des effets secondaires insidieux Selon les chercheurs, une consommation supérieure à deux livres de développement personnel par mois expose à des risques majeurs :
- « Syndrome de l’imposteur survolté » (« Je n’ai pas encore changé le monde à 30 ans, je suis un raté ») ;
- « Culpaudité » (culpabilité + anxiété, « un combo détonant ») ;
- « Dépression post-motivationnelle » (« Si je ne suis pas heureux, c’est parce que je n’ai pas assez visualisé mes objectifs »).
« Ces livres agissent comme un excitant, explique le Dr Lefèvre, psychiatre. Au début, vous avez l’impression de tenir votre vie entre vos mains. Ensuite, vous réalisez que votre vie, justement, ne ressemble à rien de ce qu’ils décrivent. Et là, c’est la chute. »
Des témoignages édifiants « J’ai lu Le Pouvoir du moment présent en buvant un café en retard pour un rendez-vous que j’avais oublié. J’ai fait un burn-out spirituel », confie Thomas, 34 ans. « Après Les 7 Habitudes des gens hyper-efficaces, j’ai passé trois jours à réorganiser mes chaussettes par ordre de priorité. Ma copine m’a quitté. », raconte Claire, 29 ans.
Des mesures radicales
- Limite d’âge : interdiction de vente aux « jeunes adultes en crise existentielle » sans certificat médical ;
- Avertissement sonores dans les rayons « Développement personnel » (« Attention, ce livre peut vous donner envie de tout plaquer pour ouvrir une boutique de bougies artisanales… avant de réaliser que vous détestez les bougies ») ;
- Prescription encadrée : « Sur ordonnance seulement, et avec un suivi psychologique obligatoire. »
Les éditeurs protestent : « On vend du rêve, pas de la drogue ! » — « Si, justement », rétorque l’ANSES.
Prochaine étape : un « sevrage organisé » avec des ateliers « Apprenez à vous aimer sans avoir à devenir une meilleure version de vous-même ».
Parce que parfois, le vrai bonheur, c’est de refermer un livre… et d’aller faire une sieste. 📚⚠️😴

